L’industrie des jeux de hasard se porte mieux en Europe, grâce à la régulation

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Europe

Après le désastre du COVID-19, l’industrie du jeu de hasard européen reprend des couleurs, grâce, selon certains analystes, à la mise en place de dispositifs de régulation. Alors qu’en Chine et ailleurs, le phénomène présente des traits moins reluisants.

Le jeu de hasard européen souffle enfin

L’industrie européenne du jeu de hasard connait une embellie particulièrement remarquable en 2021. En effet, dans une industrie aussi lucrative que celle-là, il semble que les opérateurs de jeux de hasard hors-la-loi aient cette tendance a dévié les revenus du secteur dans leur caisse sombre. C’est en raison de cela que les opérateurs réguliers ont interpellé les gouvernements pour leur demander de mettre en place une régulation digne de ce nom, et que cela serait le gage de revenus financiers plus importants encore. Ils avaient raison. Une récente étude menée au Royaume-Uni montre que 90 % des parieurs préfèrent jouer dans des casinos titulaires d’une licence lorsqu’il en existe. Ce qui est bon signe, car un opérateur qui possède une licence paie des taxes.

L’Europe a expérimenté cela au cours de ces deux dernières années. En Lituanie, le régulateur Gambling Supervisory Authority a publié un rapport dévoilant une progression des revenus bruts des jeux de hasard de l’ordre 66 % après la réouverture des casinos terrestres.  L’ensemble du secteur a produit 89,3 millions d’euros de revenus bruts au cours des 6 premiers mois de l’année. Dans cet important montant, 34,7 millions d’euros, soit près de 50 %, proviennent des opérateurs casinos terrestres.  Au Danemark, la Danish Gambling Authority note une progression de 20 % de la marge du secteur sur ses branches virtuelles, terrestre, et bien entendu, les machines à sous au premier trimestre 2021, pour un chiffre d’affaires 1,5 milliard DDK soit plus de 210 millions d’euros. Le jeu de hasard au Portugal a enregistré une croissance de 17 % des revenus, pour un montant de 146,4 millions euros.

Des résultats hétéroclites

La fin de la pandémie au coronavirus aura permis des progrès chez certains, mais pas chez d’autres. L’une des progressions les plus importantes a été enregistrée au Royaume-Uni, à la faveur d’un rapport publié par le régulateur UKGC – United Kingdom Gambling Commission -. Les jeux de hasard en ligne ont produit un revenu de 1,2 milliard de livres, soit à peu près 1,3 milliard d’euros sous la Couronne. Cette embellie du jeu de hasard en Europe, crée des envieux aux États-Unis. Déjà, l’AGA – American Gaming Association – communique sur une performance de 3 % au 4ème trimestre 2021, associée à un revenu brut équivaut à 14,8 milliards de dollars. Pendant ce temps, en Chine, les autorités s’échinent à contrôler la progression du coronavirus en vue d’atteindre un état « Zero Covid ». Alors que du côté de Macao, l’on note une chute de 95 % du revenu brut des jeux.

Alors que l’Europe désigne la régulation comme la cause de la croissance du Jeu de hasard en son sein, la France propose une théorie différente. Le pays d’Emmanuel Macron a enregistré une augmentation de 7 % par rapport à 2021, pour un revenu de 10,7 milliards d’euros. Selon l’Autorité Nationale des Jeux, cela est le résultat, non pas de la réglementation du secteur du jeu de hasard, mais de l’assouplissement des mesures barrières contre le coronavirus et de la valorisation des solutions en ligne.

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